Jean Kockerols: Le repli identitaire et nationaliste mènerait l’Europe à l’échec!

Nationalité: belge
Profession: Evêque catholique et évêque auxiliaire de l’archevêque de Malines-Bruxelles, Monseigneur Léonard
Hobbies : marcher en forêt, faire de la montagne (Alpes), rencontrer les gens…

Nederlandstalige samenvatting
Deutsche Zusammenfassung
Summary in English


Qu’est-ce que le travail d’un évêque concrètement?
En tant qu’évêque, je coordonne les activités de l’église catholique à Bruxelles, une ville de 1,2 millions d’habitants.

Vous étés né à Bruxelles?
Non, je suis originaire d’Anvers. Bruxelles est une ville qu’on doit apprendre à aimer petit à petit, je l’avoue, mais je peux dire que Bruxelles est devenue ma ville, celle où je me sens chez moi.

Qu’est-ce-que Bruxelles représente pour vous?
Bruxelles, c’est une tour de Babel, un patchwork de gens qui viennent de tous les horizons. Ce multiculturalisme est un immense défi. Saviez-vous que le dimanche, à Bruxelles, vous avez la possibilité d’aller à la messe dans 25 langues différentes ? Je crois que cette politique d’ouverture et d’accueil est très importante, et dans la mesure du possible elle permet aux gens de célébrer et de prier dans leurs propres langues.Photo JK

Et l’Europe dans tout ça?
Bruxelles est en tout petit ce que l’Europe est en très grand. Au sein de l’Eglise catholique, j’essaie de mettre en œuvre une politique d’accueil pour ceux qui viennent d’horizons très différents. Cette approche, je la vois aussi au sein de l’Union européenne. Chaque membre apporte le meilleur de lui-même, sa culture, ses pratiques, sa façon de penser. Mais ces différents apports convergent et sont mis ensemble autour d’un projet commun.

Je suis fier de vivre cette réalité multiculturelle, et en particulier d’être citoyen d’une ville qui abrite les institutions européennes

Mais la diversité ne mène pas toujours à la paix…
La diversité, vous pouvez la ressentir quand vous vous promenez dans le métro bruxellois, où vous entendez tant de langues différentes. Pour autant, tous vivent paisiblement ensemble dans cette ville. Dans la Bible, c’est l’orgueil humain et la tentation d’être autosuffisant qui crée la discorde entre les humains. Il faut au contraire faire l’effort de comprendre ce que l’autre veut dire, même s’il le dit dans une autre langue.

L’Europe est-elle alors pour vous un succès ?
Je pense qu’il y a encore du travail à faire, mais je ne crois pas que ce soit une cause perdue. Je pense que l’Europe est nécessaire et que le repli identitaire et nationaliste nous mènerait à l’échec.

Etes-vous fier d’être européen?
Je suis fier de vivre cette réalité multiculturelle, et en particulier d’être citoyen d’une ville qui abrite les institutions européennes. Mais je suis tout particulièrement fier d’être un citoyen de l’Union européenne quand je voyage au-delà de ses frontières: d’autres peuples, comme le peuple ukrainien, n’attendent que ça!

Paix, Démocratie, Partage. L’Europe est notre avenir. Cela ne tient qu’à nous!

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Jean Kockerols: Nationalisme en Europa zijn twee dingen die niet samen gaan!

“Ik ben fier om deze multiculturele realiteit te beleven en in het bijzonder om deel uit te maken van een stad die de Europese instellingen huisvest.”JK1

Jean Kockerols is hulpbisschop van het aartsbisdom Mechelen – Brussel. Geboren in Antwerpen, maar al vele jaren een trotse bewoner van de hoofdstad. Als hulpbisschop coördineert hij de activiteiten van de Katholieke kerk in Brussel. In een stad met 1,2 miljoen inwoners is dat niet altijd makkelijk. Brussel telt 40 verschillende gemeenschappen en op zondag kan je er de mis in 25 talen bijwonen. Dit kadert in een bewuste verwelkomingspolitiek die de mensen moet helpen zich sneller thuis te voelen in deze stad.
Voor Monsegnieur Kockerols is Brussel het Europa in het klein. En evenals in Europa is het belangrijk dat elk lid van de gemeenschap zijn steentje bijdraagt. Ieder op een manier eigen aan zijn cultuur, maar wel in functie van een groter gemeenschappelijk project. Het meest geniet de hulpbisschop ervan om door de Brussels metro te wandelen en te luisteren naar al de verschillende talen die er worden gesproken.

Vrede, Democratie, eerlijke Verdeling. Europe is onze toekomst. Wij zijn aan zet!

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Jean Kockerols: Nationalismus und engstirniges Eigeninteresse schadet allen in Europa!

jk2„In der Bibel, sind oft Stolz und der Wunsch nach Unabhängigkeit Grund für Zwietracht zwischen Menschen. Wir sollten viel mehr versuchen, den anderen zu verstehen!“

Der Bischof der römisch-katholischen Kirche in Brüssel, Jean Kockerols sieht in der Vielfalt und Multikultur Europas die größte Herausforderung. Brüssel mit seinen vielen kulturellen Gemeinschaften ist für ihn, ein Europa im Kleinen. Wer weiß schon, dass man in Brüssel zum Beispiel an einem Sonntag die Messe in 25 Sprachen besuchen kann?
Europa ist für ihn sehr wichtig, denn Nationalismus und engstirniges Eigeninteresse führen in die falsche Richtung. Für den Bischof ist die Gemeinsamkeit in Europa ein hoher Wert. Aber es gibt natürlich noch viel zu tun und das kann nur im gegenseitigen Zuhören geschehen.
Besonders stolz fühlt er sich als europäischer BürgerInnen, wenn er in andere Länder außerhalb der Europäischen Union reist. Denn andere Länder, wie die Ukraine, wünschen sich sehnlichst Mitglied der Union zu werden. Eine Mitgliedschaft, die manche EU Bürger für ihr Land oft nicht mehr schätzen.

Frieden, Demokratie,Gemeinsamkeit. Europa ist unsere Zukunft. Es liegt an uns allen!

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Jean Kockerol: Rising nationalism and narrow self-interest would be Europe’s undoing!

“The Bible says that it was human pride and the desire to be go it alone that led to conflict between people. On the contrary, it’s important to make the effort to understand what others have to say.”

Bishop Jean Kockerols is responsible for coordinating the activities of the Roman-catholic church in Brussels, and although he is originally from Antwerp he has come to appreciate his adopted home. He particularly likes the vivid multicultural aspect of the city, where it is possible to attend mass on Sunday in no fewer than 25 different languages!
He sees Brussels as the microcosm of Europe as a whole, a place where people from all backgrounds, nationalities and creeds come together, where each EU member state contributes in its own unique way to making Europe better. For him, it is important to make the effort to understand each other for the European project to work.
His particular concern is the worrying rise of nationalism which he fears could undermine all that Europe has achieved. And these achievements are real – as he can see clearly when on his travels; in places such as Ukraine the EU is seen as the promised land, a role that is sometimes harder to see close to.

Peace, Democracy, Togetherness. Europe is our future. It’s up to all of us!


 

Hearts and Minds for the EU – a project in collaboration withBST_Logo

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